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Simulateur de plus-value immobilière

Prix de vente, prix d’achat, durée de détention : le simulateur calcule la plus-value imposable, l’impôt sur le revenu à 19 %, les prélèvements sociaux à 17,2 %, les abattements pour durée de détention et la surtaxe au-delà de 50 000 euros. Il distingue la résidence principale, la résidence secondaire ou locative, et le cas du marchand de biens, qui relève d’un autre régime. Estimation indicative : le notaire liquide l’impôt à la vente.

Votre vente

Frais et travaux déductibles

Impôt de plus-value estimé

Renseignez un prix de vente et un prix d’achat.

Impôt total (IR, prélèvements sociaux, surtaxe)
Net vendeur après impôt et frais de vente
Plus-value brute
Taux effectif d’imposition de la plus-value
Prix de cession net de frais de vente
Prix d’achat
Frais d’acquisition retenus
Travaux retenus
Plus-value brute
Abattement pour durée de détention, impôt sur le revenu
Plus-value imposable à l’impôt sur le revenu
Impôt sur le revenu
Abattement pour durée de détention, prélèvements sociaux
Plus-value soumise aux prélèvements sociaux
Prélèvements sociaux
Surtaxe sur les plus-values élevées
Total en régime des particuliers

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Estimation indicative fondée sur le barème des particuliers (CGI, articles 150 U et suivants, 150 VC, 1609 nonies G). Le notaire calcule et prélève l’impôt au moment de la vente ; le régime du marchand de biens (bénéfice professionnel, TVA sur marge) est à valider avec l’expert-comptable.

Comment se calcule la plus-value imposable

La plus-value immobilière est la différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition, tous deux corrigés. Le prix de cession est diminué des frais supportés par le vendeur (diagnostics obligatoires, mainlevée d’hypothèque, commission d’agence à sa charge). Le prix d’acquisition est majoré des frais d’acquisition et des dépenses de travaux déductibles. C’est cette plus-value brute qui subit ensuite les abattements pour durée de détention, différents pour l’impôt sur le revenu et pour les prélèvements sociaux, avant application des taux : 19 % d’impôt sur le revenu, 17,2 % de prélèvements sociaux, et une surtaxe de 2 à 6 % quand la plus-value imposable dépasse 50 000 euros. Le notaire liquide l’impôt et le verse au Trésor le jour de la vente ; le vendeur reçoit le net.

Frais et travaux déductibles : forfaits 7,5 % et 15 %

Deux forfaits simplifient le calcul et sont souvent plus favorables que le réel. Les frais d’acquisition (droits d’enregistrement, émoluments, commission payée par l’acheteur) sont retenus pour leur montant réel justifié ou, au choix, pour un forfait de 7,5 % du prix d’achat ; le simulateur applique ce forfait par défaut. Les travaux de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration réalisés par une entreprise sont déductibles sur factures ; si le bien est détenu depuis plus de cinq ans, un forfait de 15 % du prix d’achat peut être retenu à la place, sans avoir à prouver le moindre chantier. Le forfait travaux n’est pas ouvert avant cinq ans de détention, ce que le simulateur signale dans le détail. Les frais de vente, eux, viennent en déduction du prix de cession.

Abattements pour durée de détention

La durée se compte en années révolues depuis la date d’acquisition. Aucun abattement avant la sixième année. Ensuite le tableau ci-dessous s’applique ; l’exonération d’impôt sur le revenu est acquise après 22 ans, celle des prélèvements sociaux après 30 ans.

Durée de détentionImpôt sur le revenu (19 %)Prélèvements sociaux (17,2 %)
Moins de 6 ans0 %0 %
De la 6e à la 21e année6 % par an1,65 % par an
22e année révolue4 % (exonération totale)1,60 %
De la 23e à la 30e annéeexonéré9 % par an (exonération totale à 30 ans)

Exemple : après 10 ans, l’abattement est de 30 % pour l’impôt sur le revenu (5 années à 6 %) et de 8,25 % pour les prélèvements sociaux (5 années à 1,65 %). Après 22 ans, il n’y a plus d’impôt sur le revenu, mais 72 % de la plus-value reste soumise aux prélèvements sociaux.

Surtaxe au-delà de 50 000 euros

Quand la plus-value imposable à l’impôt sur le revenu, après abattement, dépasse 50 000 euros, une taxe additionnelle s’ajoute : 2 % de 50 001 à 100 000 euros, 3 % jusqu’à 150 000, 4 % jusqu’à 200 000, 5 % jusqu’à 250 000, 6 % au-delà, avec un mécanisme de lissage sur les 10 000 premiers euros de chaque tranche pour éviter les effets de seuil. Elle s’apprécie par vendeur : en indivision ou en couple, chacun a son propre seuil de 50 000 euros. Le simulateur calcule la surtaxe pour un seul vendeur ; divisez la plus-value par le nombre de vendeurs pour vérifier si le seuil est franchi.

Résidence principale, secondaire, SCI, marchand de biens : régimes différents

La résidence principale est exonérée, dépendances comprises, si elle l’est encore au jour de la vente. La résidence secondaire et le bien locatif détenu en direct ou par une SCI à l’impôt sur le revenu suivent le barème ci-dessus. Une SCI à l’impôt sur les sociétés ne relève pas de ce régime : la plus-value est un résultat de société, calculé sur la valeur nette comptable après amortissements, ce qui donne des chiffres très différents. Le marchand de biens, enfin, n’est jamais dans le régime des particuliers : son gain est un bénéfice commercial, sans abattement pour durée de détention, et sa revente relève le plus souvent de la TVA sur marge. Le simulateur le signale et affiche seulement la plus-value brute comme ordre de grandeur de la marge, à valider avec l’expert-comptable. D’autres exonérations existent (première cession d’un logement autre que la résidence principale sous condition de remploi, prix inférieur à 15 000 euros, cession à un organisme de logement social, retraités et invalides sous conditions de revenus) : elles se vérifient avec le notaire.

Un exemple lu ligne à ligne

Résidence secondaire achetée 220 000 euros, revendue 320 000 euros après 8 ans, 2 000 euros de frais de vente, forfaits 7,5 % et 15 %. Prix de cession net : 318 000 euros. Prix d’acquisition majoré : 220 000 + 16 500 (frais) + 33 000 (travaux) = 269 500 euros. Plus-value brute : 48 500 euros. Abattement impôt sur le revenu à 8 ans : 18 %, base 39 770 euros, impôt 7 556 euros. Abattement prélèvements sociaux : 4,95 %, base 46 099 euros, prélèvements 7 929 euros. Pas de surtaxe (base sous 50 000 euros). Impôt total : 15 485 euros, soit 31,9 % de la plus-value brute ; net vendeur après impôt : 302 515 euros. Le même bien vendu par un marchand de biens qui l’aurait acheté 220 000 euros avec des droits réduits pour le revendre 320 000 euros douze mois plus tard ne verrait ni abattement ni barème : sa marge avant impôt se lit dans le simulateur de marge marchand de biens.

Questions fréquentes

Quels travaux peut-on déduire de la plus-value ?

Les dépenses de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration, réalisées par une entreprise et justifiées par des factures, à condition qu’elles n’aient pas déjà été déduites des revenus fonciers. Les travaux d’entretien et de réparation, et les travaux faits soi-même, ne sont pas déductibles. Si le bien est détenu depuis plus de cinq ans, un forfait de 15 % du prix d’achat peut être retenu sans justificatif, même si aucun travaux n’a été fait.

La résidence principale est-elle exonérée ?

Oui, si le logement est la résidence habituelle et effective du vendeur au jour de la vente, dépendances comprises. Un logement mis en location ou vacant depuis longtemps ne bénéficie plus de l’exonération, sauf tolérance de délai normal de vente après le déménagement.

Au bout de combien d’années la plus-value est-elle exonérée ?

Vingt-deux ans pour l’impôt sur le revenu (abattement de 6 % par an de la sixième à la vingt et unième année, puis 4 % la vingt-deuxième), trente ans pour les prélèvements sociaux (1,65 % par an de la sixième à la vingt et unième année, 1,60 % la vingt-deuxième, puis 9 % par an de la vingt-troisième à la trentième). Entre 22 et 30 ans, seuls les prélèvements sociaux restent dus.

Un marchand de biens paie-t-il la plus-value des particuliers ?

Non. L’achat-revente habituel est une activité commerciale : le gain est un bénéfice industriel et commercial imposé à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés selon la structure, et la revente relève le plus souvent de la TVA sur marge. Aucun abattement pour durée de détention ne s’applique. Le simulateur signale ce cas et n’applique pas le barème des particuliers.

Ce que le simulateur ne fait pas

  • Il ne connaît pas votre situation : nombre de vendeurs, quote-part en indivision, exonérations particulières, non-résidence fiscale.
  • Il ne calcule pas la plus-value d’une SCI à l’impôt sur les sociétés, ni celle d’un bien reçu par donation ou succession (le prix d’acquisition est alors la valeur déclarée à l’acte).
  • Il ne remplace pas le calcul du notaire, qui applique le barème en vigueur au jour de la vente et prélève l’impôt.
  • Il n’applique pas le régime du marchand de biens : bénéfice professionnel et TVA sur marge se chiffrent avec l’expert-comptable.

Pour la revente d’une opération professionnelle, la marge et le TRI se lisent dans le simulateur de marge marchand de biens ; pour poser les frais d’acquisition au réel, le simulateur de frais de notaire les détaille ligne à ligne ; pour un bien conservé en location, le calcul de rentabilité locative complète le tableau.